Site icon Déficit calorique

Aliment contre perte de cheveux : nutriments essentiels pour des cheveux plus forts

Aliment contre perte de cheveux : nutriments essentiels pour des cheveux plus forts

Aliment contre perte de cheveux : nutriments essentiels pour des cheveux plus forts

Perdre ses cheveux quand on est déjà en train de se battre avec la balance, c’est le combo gagnant… pour la perte de confiance. Si tu es en déficit calorique, que tu as réduit tes portions, peut-être supprimé certaines catégories d’aliments, et que tu remarques plus de cheveux dans la douche ou sur ta brosse, ce n’est probablement pas un hasard.

La bonne nouvelle : l’alimentation peut vraiment faire la différence. Pas avec des “superaliments miracles”, mais avec des nutriments très concrets, à intégrer tous les jours dans ton assiette. L’objectif ici n’est pas d’avoir une crinière de pub en 15 jours, mais de créer un terrain favorable à des cheveux plus forts, tout en restant dans ton objectif de perte de poids.

Perte de poids et chute de cheveux : le lien que personne n’explique

Quand tu passes en déficit calorique, ton corps fait des choix. Les cheveux ne sont pas indispensables à ta survie, donc en cas de manque de nutriments, il priorise les organes vitaux (cœur, cerveau, etc.) et “coupe le budget” de ce qui est secondaire… dont la pousse des cheveux.

Résultat possible :

Les régimes très restrictifs (1 000 kcal par jour, suppression totale des féculents, diètes “détox”, sachets hyperprotéinés mal équilibrés…) sont particulièrement à risque, surtout s’ils durent plusieurs semaines. On parle même de “chute de cheveux post-régime” dans certains cas.

La stratégie intelligente : créer un déficit calorique modéré, et sécuriser les nutriments clés pour les cheveux. Tu perds du gras, mais pas ta masse musculaire… ni ta masse capillaire.

Les nutriments essentiels pour des cheveux plus forts

Un cheveu, c’est essentiellement de la kératine, une protéine. Mais pour fabriquer cette kératine et maintenir le follicule pileux en bonne santé, le corps a besoin d’un certain nombre de nutriments. Voici ceux à surveiller de près.

Les protéines : la base structurelle du cheveu

Sans protéines suffisantes, le corps limite la production de kératine. Tu peux être en déficit calorique sans être en déficit de protéines, à condition de les prioriser.

Besoins moyens (ordre de grandeur) :

Exemples concrets :

Aliments intéressants (riches en protéines, mais compatibles perte de poids) :

Astuce pratique : vise une source de protéines à chaque repas principal, et idéalement une petite portion à la collation. Ce simple réflexe protège tes cheveux, mais aussi ta satiété et ta masse musculaire.

Fer : pour oxygéner le follicule pileux

Une carence en fer est une cause fréquente de chute de cheveux, surtout chez les femmes (règles abondantes, alimentation limitée en viande rouge, régimes répétés).

Signes possibles (à confirmer par prise de sang) :

Sources de fer intéressantes :

Pour améliorer l’absorption du fer végétal, associe-le à une source de vitamine C :

Attention : café et thé juste après le repas peuvent diminuer l’absorption du fer. Garde-les plutôt à distance (1–2 heures).

Zinc : pour la croissance et la réparation du cheveu

Le zinc intervient dans la division cellulaire et la synthèse des protéines, deux processus essentiels pour la pousse des cheveux. Une carence peut entraîner une chute diffuse et une repousse lente.

Sources intéressantes :

Bon réflexe : ajouter une petite poignée de graines (courge, sésame) et/ou de noix à tes salades, yaourts, légumes rôtis. Ça ajoute du croquant, des bons lipides, et du zinc.

Vitamine D : le grand oublié… pourtant crucial

La vitamine D joue un rôle dans l’immunité et dans le cycle de croissance du cheveu. En Europe, une grande partie de la population est carencée, surtout en hiver. Une carence marquée a été associée à certaines formes de chute de cheveux.

Sources :

Dans la pratique, un dosage sanguin et, si besoin, une supplémentation prescrite par ton médecin sont souvent nécessaires, surtout si tu vis peu au soleil.

Vitamines B (B8/biotine, B12, B6, folates) : pour la fabrication de kératine

Les vitamines B participent au métabolisme des protéines, des graisses et des glucides, et à la santé du follicule pileux.

Biotine (B8) :

Vitamine B12 :

Folates (B9) :

Vitamine B6 :

En pratique : si tu consommes chaque jour des légumes, des céréales complètes, une source de protéines animales ou bien planifiée végétale, et quelques oléagineux, tu couvres généralement bien les besoins en vitamines B.

Vitamine A, vitamine E et antioxydants : pour protéger le cuir chevelu

Ces nutriments protègent les cellules contre le stress oxydatif et favorisent un cuir chevelu en bonne santé.

Vitamine A (attention aux excès en compléments) :

Vitamine E :

Antioxydants en général :

Oméga-3 : pour un cuir chevelu moins inflammé

Les oméga-3 ont un effet anti-inflammatoire, utile pour le cuir chevelu, surtout en cas de dermatite, de cuir chevelu irrité ou sec.

Sources principales :

Un objectif réaliste : 2 portions de poisson gras par semaine + 1 à 2 cuillères à soupe par jour de graines de lin moulues ou de noix.

Exemples de repas qui nourrissent tes cheveux (sans exploser tes calories)

Voici une journée type pensée pour :

Petit-déjeuner :

Déjeuner :

Snack (si besoin) :

Dîner :

Varie les sources de protéines, de légumes et de céréales, mais garde cette logique : une protéine + des légumes colorés + un féculent complet + un peu de bons lipides.

Erreurs fréquentes qui sabotent tes cheveux pendant un régime

Tu peux avoir une alimentation “équilibrée” sur le papier et quand même fragiliser tes cheveux si :

Si tu te reconnais dans un ou plusieurs de ces points, l’objectif n’est pas de culpabiliser, mais d’ajuster intelligemment ton plan.

Compléments “anti-chute” : utiles ou gadget ?

Sur le marché, tu trouveras des compléments à base de :

Ils peuvent être utiles si :

Mais ils ne remplacent pas :

Important : évite l’auto-supplémentation lourde en fer, vitamine A ou D sans avis médical. Le “trop” peut être aussi problématique que le “pas assez”.

Quand s’inquiéter et consulter un professionnel ?

Certains signaux doivent pousser à consulter (médecin généraliste, dermatologue, éventuellement endocrinologue) :

Dans ces cas, l’alimentation est un levier, mais pas le seul. Des analyses sanguines (fer, ferritine, vitamine D, B12, thyroïde, etc.) et un examen du cuir chevelu peuvent être nécessaires.

Plan d’action simple pour nourrir tes cheveux… tout en restant en déficit

Pour résumer en actions concrètes :

En travaillant ton alimentation pour soutenir tes cheveux, tu fais d’une pierre deux coups : tu sécurises ta santé globale, tu rends ton déficit calorique plus durable, et tu évites de payer ta perte de poids au prix de ta masse capillaire. Les cheveux réagissent avec un peu de délai (souvent 2 à 3 mois), donc ce que tu mets dans ton assiette aujourd’hui, ce sont les cheveux de demain.

Quitter la version mobile