Site icon Déficit calorique

Aliment pour musculation : construire un plan alimentaire pour prendre du muscle proprement

Aliment pour musculation : construire un plan alimentaire pour prendre du muscle proprement

Aliment pour musculation : construire un plan alimentaire pour prendre du muscle proprement

Prendre du muscle sans prendre trop de gras : c’est vraiment possible ?

Oui, à condition d’arrêter de « manger pour deux » sous prétexte que vous faites de la musculation. Prendre du muscle proprement, c’est d’abord une histoire de stratégie alimentaire, pas de poudre magique.

Dans cet article, on va voir comment construire un plan alimentaire simple, concret et efficace pour :

  • stimuler la prise de masse musculaire
  • limiter au maximum la prise de gras
  • rester énergique pour vos entraînements
  • garder une structure que vous pouvez tenir plus de 15 jours
  • On va parler chiffres, exemples de menus et aliments à privilégier. Objectif : que vous puissiez bâtir votre propre plan dès la fin de la lecture.

    Surplus calorique : combien manger pour prendre du muscle sans « gonfler » ?

    Pour prendre du muscle, il faut un surplus calorique. Mais un petit surplus, pas un « cheat month » permanent.

    Si vous mangez trop :

  • vous prendrez un peu de muscle
  • et surtout beaucoup de gras qu’il faudra reperdre ensuite… en déficit calorique
  • L’idée, c’est de rester dans une zone de surplus léger et contrôlé.

    Point de départ simple :

  • Calculez votre poids de corps stable (le poids que vous maintenez sans effort particulier)
  • Ajoutez +200 à +300 kcal par jour si vous êtes déjà actif et entraîné
  • Ajoutez +300 à +400 kcal si vous êtes très sec, très actif ou débutant complet (vous gagnez souvent plus vite du muscle au début)
  • Exemple :

    Thomas, 75 kg, s’entraîne 4 fois par semaine, son poids est stable à 2500 kcal/jour.

  • Surplus raisonnable : 2700 à 2800 kcal/jour
  • Au-delà de 3000 kcal : il risque surtout de stocker du gras
  • Votre objectif : viser une prise de poids lente et contrôlée :

  • 0,25 à 0,5 kg par semaine maximum
  • Si vous prenez 1 kg par semaine, ce n’est pas « du muscle qui pousse vite », c’est surtout du gras
  • Si au bout de 2 à 3 semaines, la balance n’a pas bougé :

  • ajoutez 100 kcal/jour
  • revenez observer pendant 2 semaines
  • Pas besoin de tout réinventer : ajustez petit à petit, comme un bouton de volume.

    Répartition des macronutriments : protéines, glucides, lipides

    Prendre du muscle proprement, ce n’est pas juste « manger plus », c’est surtout « manger mieux réparti ».

    1. Les protéines : le matériau de base du muscle

    Objectif : 1,6 à 2,2 g de protéines par kilo de poids de corps.

  • Si vous êtes débutant ou en léger surpoids : restez entre 1,6 et 1,8 g/kg
  • Si vous êtes déjà sec et entraîné : vous pouvez monter à 2 g/kg
  • Exemples :

  • Femme, 60 kg : 1,8 g/kg → environ 110 g de protéines/jour
  • Homme, 80 kg : 2 g/kg → environ 160 g de protéines/jour
  • Sources de protéines intéressantes :

  • Blanc de poulet, dinde, œufs, bœuf maigre
  • Poissons : thon, cabillaud, saumon (en tenant compte des lipides)
  • Produits laitiers : skyr, fromage blanc, yaourts protéinés
  • Végétal : tofu, tempeh, seitan, lentilles, pois chiches, haricots rouges, mélanges céréales + légumineuses
  • Protéine en poudre (whey, végétale) : en appoint, pas en base de l’alimentation
  • 2. Les lipides : hormones, santé, récupération

    Les graisses ne sont pas l’ennemi, surtout quand on veut prendre du muscle. Elles soutiennent les hormones (testostérone, par exemple) et la santé globale.

    Objectif : 0,8 à 1 g de lipides par kilo de poids de corps.

  • 60 kg : 50 à 60 g de lipides/jour
  • 80 kg : 65 à 80 g de lipides/jour
  • Sources de lipides de qualité :

  • Huile d’olive, huile de colza
  • Oléagineux : amandes, noix, noisettes, noix de cajou
  • Avocat
  • Poissons gras : saumon, maquereau, sardines
  • Jaunes d’œufs
  • 3. Les glucides : votre carburant pour pousser lourd

    Une fois protéines et lipides définis, le reste de vos calories vient principalement des glucides. Ce sont eux qui vous donnent l’énergie pour vos entraînements.

    On vise principalement des glucides complexes et des fibres, pour éviter les montagnes russes de glycémie.

    Sources de glucides à privilégier :

  • Riz complet ou basmati
  • Pâtes complètes, quinoa, boulgour
  • Flocons d’avoine
  • Pommes de terre, patates douces
  • Légumineuses (qui apportent aussi des protéines)
  • Fruits (bananes, pommes, fruits rouges, clémentines…)
  • Légumes (à chaque repas, oui, même en prise de masse)
  • Exemple chiffré de répartition sur une journée

    Reprenons Thomas, 75 kg, objectif prise de muscle propre :

  • Calories journalières : 2800 kcal
  • Protéines : 2 g/kg → 150 g ≈ 600 kcal
  • Lipides : 0,9 g/kg → 70 g ≈ 630 kcal
  • Glucides : reste → 2800 – (600 + 630) = 1570 kcal ≈ 390 g de glucides
  • On obtient donc :

  • 150 g de protéines
  • 70 g de lipides
  • 390 g de glucides
  • Répartition possible sur la journée (4 repas) :

  • Petit-déjeuner : 30 g prot / 15 g lip / 90 g glucides
  • Déjeuner : 40 g prot / 20 g lip / 110 g glucides
  • Collation pré ou post-entraînement : 30 g prot / 10 g lip / 90 g glucides
  • Dîner : 50 g prot / 25 g lip / 100 g glucides
  • Est-ce que vous devez viser ces chiffres au gramme près ? Non. Mais avoir un ordre de grandeur évite de naviguer complètement à vue.

    Aliments clés pour une prise de muscle propre

    Voici les aliments « bases » que je conseille souvent à mes clients qui veulent prendre du muscle sans exploser leur tour de taille.

    Protéines animales

  • Blanc de poulet ou dinde
  • Bœuf 5–10 % MG
  • Poissons blancs (cabillaud, colin, lieu noir)
  • Poissons gras (saumon, maquereau, sardines) 2 à 3 fois par semaine
  • Œufs entiers + blancs d’œufs en complément
  • Protéines végétales

  • Tofu, tempeh, seitan
  • Lentilles, pois chiches, haricots rouges, pois cassés
  • Mélange riz + lentilles, semoule + pois chiches
  • Protéine végétale en poudre (pois, riz, soja) si besoin
  • Glucides complexes

  • Riz complet ou basmati
  • Pâtes complètes
  • Flocons d’avoine
  • Pommes de terre, patates douces
  • Pain complet ou de seigle
  • Quinoa, sarrasin, boulgour
  • Glucides simples (à utiliser intelligemment)

  • Banane (pré ou post-entraînement)
  • Miel ou confiture en petite quantité, plutôt autour de l’entraînement
  • Jus de fruits 100 % pur jus, en petite dose
  • Lipides de qualité

  • Huile d’olive, colza, noix (en assaisonnement, pas au litre)
  • Amandes, noix, noisettes, pistaches non salées
  • Avocat
  • Beurre de cacahuète 100 % ou purée d’oléagineux
  • Fibre, micronutriments, satiété

  • Légumes variés à chaque repas : brocoli, carottes, courgettes, poivrons, salades, tomates, épinards…
  • Fruits frais quotidiennement
  • Non, vous n’êtes pas obligé de manger du riz et du poulet toute votre vie. Mais vous avez ici une base solide pour structurer vos repas.

    Exemple de journée type pour prendre du muscle proprement

    Adaptez les quantités à vos besoins, mais voilà une structure simple pour une personne autour de 70–80 kg.

    Petit-déjeuner

  • Flocons d’avoine (60–80 g) dans du lait ou boisson végétale
  • 1 banane
  • 2 œufs entiers + 2 blancs
  • 1 cuillère à café de beurre de cacahuète ou quelques amandes
  • Déjeuner

  • Blanc de poulet : 150–180 g
  • Riz complet ou pâtes complètes : 100 g crus (ou 250–300 g cuits)
  • Légumes : une bonne assiette (brocoli, carottes, courgettes, au choix)
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive en assaisonnement
  • 1 fruit (pomme, orange…)
  • Collation pré ou post-entraînement

  • Fromage blanc/skyr : 200–250 g ou un shaker de protéine
  • 1 banane ou 2 tranches de pain complet
  • Quelques noix ou amandes (10–15 g)
  • Dîner

  • Poisson (cabillaud, saumon) : 150–200 g
  • Pommes de terre / patate douce : 250–300 g
  • Légumes à volonté (salade verte, tomates, haricots verts…)
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive ou de colza
  • 1 yaourt nature ou fromage blanc si les protéines de la journée sont trop justes
  • Cette journée n’a rien d’exotique, et c’est justement le but : un plan qui fonctionne est un plan que vous pouvez suivre au quotidien, avec votre vie pro et sociale.

    Alimentation autour de l’entraînement : optimiser sans se compliquer

    Pas besoin de se transformer en laboratoire ambulant. Mais quelques principes simples peuvent vous aider à mieux récupérer et progresser plus vite.

    Avant l’entraînement (1h30 à 3h avant)

  • Un repas contenant des glucides complexes + une source de protéines
  • Éviter les repas ultra-gras qui ralentissent la digestion (fast-food, fritures)
  • Exemples :

  • Riz + poulet + légumes
  • Pâtes complètes + thon + sauce tomate maison
  • Pain complet + omelette + légumes
  • Après l’entraînement (dans les 2 heures)

  • Une dose de protéines (20 à 40 g selon votre poids)
  • Des glucides pour recharger (riz, pâtes, pommes de terre, fruits, flocons d’avoine…)
  • Exemples :

  • Shaker de whey + banane, puis un vrai repas 1h plus tard
  • Skyr + flocons d’avoine + fruits
  • La fameuse « fenêtre anabolique » ultra-courte est exagérée. Ce qui compte vraiment, c’est votre total journalier de protéines, glucides et calories, et que vous mangiez quelque chose dans les heures autour de votre entraînement.

    Faut-il absolument prendre des compléments alimentaires ?

    Non, ce n’est pas obligatoire. Mais certains peuvent être utiles, surtout par praticité.

    Protéine en poudre (whey ou végétale)

  • Utile si vous avez du mal à atteindre votre quota de protéines avec l’alimentation solide
  • Pratique en collation ou juste après l’entraînement
  • Créatine monohydrate

  • Probablement le complément le plus étudié et efficace pour la force et la prise de muscle
  • Dosage standard : 3 à 5 g/jour, tous les jours
  • À prendre avec un repas, l’heure n’a pas une grande importance
  • Oméga-3 (si vous mangez peu de poisson)

  • Pour l’inflammation, la santé cardiovasculaire, le cerveau
  • Multivitamines / vitamine D

  • Peut être intéressant en cas de carences ou de faible exposition au soleil (vitamine D)
  • Mais gardez en tête : les compléments sont la cerise sur le gâteau. Si votre gâteau (votre alimentation de base) est bancal, la cerise ne changera pas grand-chose.

    Erreurs fréquentes qui sabotent la prise de muscle propre

    Vous pouvez avoir un programme de musculation parfait, si votre alimentation part dans tous les sens, vous allez surtout gonfler… au niveau du ventre.

    Erreur 1 : « Bulk sale » = manger tout et n’importe quoi

  • Prétexte : « De toute façon, je suis en prise de masse »
  • Réalité : 5 kg de pris dont 3 kg de gras à reperdre ensuite en souffrant
  • Solution : garder une structure, même en surplus calorique. Les aliments plaisir ont leur place, mais intégrés dans un cadre.

    Erreur 2 : sous-estimer les calories liquides

  • Sodas, jus, alcool, cafés sucrés
  • Ce sont des calories faciles à avaler, difficiles à gérer
  • Solution : garder l’essentiel de vos calories via des aliments solides, rassasiants, riches en nutriments.

    Erreur 3 : se concentrer uniquement sur les protéines

    Beaucoup de sportifs mangent assez de protéines… mais pas assez de glucides. Résultat : entraînements mous, progression lente.

    Les glucides sont votre carburant. Sans carburant, la machine ne pousse pas lourd.

    Erreur 4 : changer de plan toutes les semaines

    Vous commencez un plan, puis après 7 jours, vous changez tout parce que « vous ne voyez pas encore de muscles ». Le corps a besoin de temps.

    Gardez une base stable pendant au moins 3 à 4 semaines avant de décider d’ajustements.

    Erreur 5 : ne jamais vérifier l’évolution

  • Pas de suivi du poids
  • Pas de mesures (tour de taille, tour de bras…)
  • Pas de photos avant/après
  • Comment savoir si vous prenez surtout du gras ou du muscle sans données minimales ?

    Comment adapter votre plan au fil des semaines

    Votre corps n’est pas figé. Ce qui marche au début devra être ajusté au bout de quelques semaines ou quelques mois.

    1. Suivre quelques indicateurs simples

  • Poids : 1 à 2 pesées par semaine, dans les mêmes conditions (matin à jeun)
  • Tour de taille : 1 mesure tous les 15 jours
  • Performances à l’entraînement : charges, répétitions, ressenti
  • Photos tous les mois : face / profil / dos
  • 2. Interpréter ce qui se passe

  • Votre poids ne bouge pas et vos performances stagnent :
  • ajoutez 100–150 kcal/jour (surtout via glucides)
  • Votre poids augmente trop vite (+1 kg ou plus par semaine), tour de taille qui monte fort :
  • retirez 100–150 kcal/jour
  • Vos performances s’améliorent, le poids monte doucement (+0,25 à 0,5 kg/semaine), tour de taille stable ou quasi-stable :
  • vous êtes dans une très bonne zone, touchez à rien
  • 3. Garder de la flexibilité

    Vous n’êtes pas une machine de compétition. Il y aura des restos, des anniversaires, des sorties. Ce n’est pas un problème si :

  • 80–90 % du temps, votre alimentation suit une structure cohérente
  • vous compensez un gros excès par un peu plus de rigueur les jours suivants, sans extrêmes
  • Plan d’action : construire votre plan alimentaire dès maintenant

    Pour ne pas rester au stade de la théorie, suivez ces étapes dans l’ordre :

  • 1. Estimez votre maintenance calorique
  • Observez votre poids actuel pendant 1 à 2 semaines sans changer radicalement votre alimentation
  • Utilisez un calculateur comme base, puis ajustez avec la réalité de la balance
  • 2. Ajoutez un petit surplus
  • +200 à +300 kcal/jour pour commencer
  • Notez ce nouvel objectif calorique
  • 3. Fixez vos protéines et lipides
  • Protéines : 1,6 à 2,2 g/kg de poids de corps
  • Lipides : 0,8 à 1 g/kg
  • Le reste en glucides
  • 4. Choisissez vos aliments « bases »
  • 2–3 sources de protéines que vous aimez vraiment
  • 2–3 sources de glucides complexes faciles à préparer
  • 2 sources de bonnes graisses
  • Quelques fruits et légumes que vous êtes réellement prêt(e) à manger tous les jours
  • 5. Créez 3 à 4 repas types
  • Petit-déjeuner, déjeuner, collation, dîner
  • Avec des portions approximatives alignées sur vos besoins
  • 6. Testez pendant 3 semaines
  • Suivez votre poids, vos mensurations, votre énergie à l’entraînement
  • Ajustez ensuite par petites touches (±100 kcal), pas en détruisant tout le plan
  • Prendre du muscle proprement, ce n’est pas spectaculaire au quotidien. C’est une succession de bonnes décisions « moyennes », répétées jour après jour :

  • Des repas structurés
  • Un léger surplus calorique
  • Des entraînements sérieux
  • Un minimum de suivi
  • Ceux qui explosent leur masse grasse à chaque prise de muscle manquent rarement de motivation… mais surtout de méthode. Vous avez maintenant une méthode. À vous de jouer.

    Quitter la version mobile