Site icon Déficit calorique

Calculer déficit calorique femme : adapter les calculs à votre âge, taille et activité

Calculer déficit calorique femme : adapter les calculs à votre âge, taille et activité

Calculer déficit calorique femme : adapter les calculs à votre âge, taille et activité

Si vous êtes une femme et que vous essayez de perdre du poids, on vous a sûrement déjà dit : « Il faut être en déficit calorique ». Très bien. Mais concrètement, comment on le calcule pour vous, avec votre âge, votre taille, votre poids et votre niveau d’activité ?

C’est exactement ce qu’on va voir ici, étape par étape, sans jargon inutile, avec des exemples concrets pour que vous puissiez repartir avec vos propres chiffres et un plan clair.

Déficit calorique : ce que ça veut dire (et ce que ça ne veut PAS dire)

Le déficit calorique, c’est simple : vous consommez moins de calories que ce que votre corps dépense dans la journée. Résultat, il va puiser dans ses réserves (graisse, mais aussi parfois un peu de muscle) pour combler la différence.

Mais « simple » ne veut pas dire « au hasard ».

Ce que le déficit calorique n’est pas :

Un bon déficit calorique est adapté à vous : votre âge, votre taille, votre poids, votre activité, votre historique de régimes. Sinon, vous allez surtout perdre : énergie, masse musculaire, moral… et du temps.

Étape 1 : calculer votre métabolisme de base (BMR)

On commence par le socle : le métabolisme de base, c’est-à-dire la quantité de calories que votre corps brûle au repos complet (si vous restiez au lit toute la journée).

Chez la femme, on peut utiliser la formule de Mifflin-St Jeor, simple et assez fiable :

BMR femme = 10 × poids (kg) + 6,25 × taille (cm) − 5 × âge (ans) − 161

Exemple : Julie, 35 ans, 1,65 m, 70 kg :

On applique la formule :

BMR = 700 + 1 031,25 − 175 − 161 = 1 395,25 ≈ 1 395 kcal

Ça veut dire que Julie brûle environ 1 400 kcal par jour au repos, sans compter son activité quotidienne.

Étape 2 : ajouter votre niveau d’activité pour trouver votre TDEE

Deuxième étape : on passe du corps « au repos » à votre vraie vie. C’est là qu’on calcule le TDEE (Total Daily Energy Expenditure), c’est-à-dire vos besoins caloriques totaux sur une journée.

On multiplie le BMR par un coefficient d’activité :

Reprenons Julie :

Elle travaille au bureau, marche un peu et fait du sport 2 fois par semaine. On peut la classer en légèrement active.

TDEE = 1 395 × 1,375 ≈ 1 918 kcal

Ses besoins totaux tournent donc autour de 1 900–1 950 kcal par jour pour maintenir son poids.

Message important : ce chiffre reste une estimation. Votre corps n’est pas une calculette. On va donc s’en servir comme point de départ, pas comme vérité absolue.

Étape 3 : choisir un déficit adapté (pas trop, pas trop peu)

Maintenant que vous avez votre TDEE, on peut créer le déficit calorique.

Pour une femme, surtout si vous n’êtes pas très grande ou que vous avez déjà fait plusieurs régimes, un déficit raisonnable se situe généralement entre :

Au-delà de 500–600 kcal de déficit par jour, les risques augmentent :

Reprenons Julie avec ses besoins à 1 918 kcal :

On pourrait lui proposer de viser autour de 1 500–1 600 kcal/jour pour démarrer. C’est assez bas pour perdre du poids, mais suffisamment haut pour tenir dans la durée.

Adapter le déficit calorique à votre âge

Le métabolisme féminin n’est pas le même à 20 ans, 40 ans ou 55 ans en péri-ménopause. Ce n’est pas une fatalité, mais il y a des ajustements intelligents à faire.

Avant 30 ans :

Entre 30 et 45 ans :

Après 45–50 ans (péri-ménopause, ménopause) :

Dans cette phase, il devient crucial de :

Non, ce n’est pas « foutu » après 50 ans. Il faut juste une stratégie plus fine, moins violente, mais plus structurée.

Adapter le calcul à votre taille et à votre poids

Deux femmes de même âge, mais :

Évidemment, leurs besoins ne sont pas les mêmes.

Deux pièges fréquents :

Idée clé : ne pas calquer votre déficit sur ce que fait une copine ou une influenceuse, mais sur vos chiffres à vous.

Adapter le déficit à votre activité physique

Une femme qui marche 3 000 pas par jour et ne fait pas de sport n’a rien à voir avec une femme qui fait 12 000 pas par jour et 3 séances de musculation.

Deux points importants :

Exemple : Sophie, 40 ans, 1,68 m, 75 kg, travaille au bureau mais marche beaucoup (10 000 pas/jour) et fait 3 séances de sport/semaine. Son facteur d’activité sera probablement modéré (1,55), voire plus les jours d’entraînement.

Stratégie utile :

C’est plus simple à suivre et plus stable pour le corps (et la tête).

Exemple complet : 3 profils de femmes, 3 déficits adaptés

Profil 1 : Marion, 28 ans, 1,70 m, 80 kg, active

Profil 2 : Claire, 38 ans, 1,60 m, 60 kg, sédentaire

Remarque : dans ce cas, on est déjà proche de la fameuse « barre » des 1 200 kcal. Dans la vraie vie, je préférerais souvent :

Profil 3 : Nathalie, 52 ans, 1,63 m, 72 kg, légèrement active

Chez Nathalie, l’objectif sera surtout :

Comment vérifier que vos calculs fonctionnent vraiment

On peut faire toutes les formules du monde, il n’y a qu’un juge : l’évolution de votre poids et de vos mensurations.

Une fois que vous avez choisi votre apport calorique cible :

Ce que vous devriez observer :

Et si rien ne bouge au bout de 2–3 semaines (en étant rigoureuse) :

Les erreurs fréquentes qui sabotent le déficit calorique

Vous avez fait vos calculs, vous avez un objectif clair, et pourtant… rien ne se passe ou presque. Voici les pièges classiques que je vois chez mes clientes.

Plan d’action concret pour calculer et appliquer votre déficit

Pour finir, voici un mode d’emploi en quelques étapes claires :

Le déficit calorique n’est pas une punition, c’est un outil. Bien utilisé, adapté à votre âge, votre taille, votre poids et votre activité, il devient un levier puissant pour perdre du gras sans massacrer votre énergie ni votre métabolisme.

Commencez par faire vos calculs à partir de cet article, notez vos chiffres, choisissez un déficit réaliste, et donnez-vous 2 à 3 semaines pour observer. Votre corps vous renverra très vite la réponse : soit c’est le bon dosage, soit il faudra ajuster. Mais cette fois, vous saurez sur quoi agir.

Quitter la version mobile