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Quel déficit calorique pour perdre du poids ? guide pratique pour mincir sans carences

Quel déficit calorique pour perdre du poids ? guide pratique pour mincir sans carences

Quel déficit calorique pour perdre du poids ? guide pratique pour mincir sans carences

Si vous lisez cet article, c’est probablement que vous avez déjà entendu 1000 fois la phrase : « Pour perdre du poids, il faut être en déficit calorique ». Très bien. Mais en pratique, ça veut dire quoi ? 200 kcal de moins par jour ? 1000 ? Faut-il tout peser ? Est-ce que vous allez perdre du muscle ? Avoir faim tout le temps ?

Ici, on va poser les choses clairement : combien de calories viser, quel déficit choisir selon votre profil, comment éviter les carences et les grosses erreurs qui flinguent la motivation.

Le déficit calorique, en vrai, c’est quoi ?

On va faire simple : votre poids dépend de la balance entre :

Vous perdez du poids si, sur plusieurs jours / semaines :

Ce « moins » entre les deux, c’est le déficit calorique.

Pas besoin de le faire chaque jour au gramme près. Ce qui compte, c’est la moyenne sur la semaine. Vous pouvez être un peu plus haut certains jours, un peu plus bas d’autres, du moment que la tendance est au déficit.

Étape 1 : calculer (à peu près) vos besoins caloriques

Pas besoin d’une formule ultra compliquée. Un ordre de grandeur suffit pour démarrer.

On va parler de votre TDEE : c’est votre dépense énergétique totale journalière, c’est-à-dire ce que vous brûlez en une journée.

Pour une estimation rapide, vous pouvez utiliser ces fourchettes :

Exemple : Marie, 38 ans, 70 kg, travaille en bureau, marche un peu mais ne fait pas vraiment de sport.

Autre exemple : Thomas, 42 ans, 90 kg, fait 3 séances de musculation par semaine et marche 30 min par jour.

Ces chiffres sont des points de départ. Ensuite, on ajuste selon la réalité : votre poids baisse, stagne ou monte.

Quel déficit calorique choisir pour perdre du poids sans se ruiner la santé ?

On voit souvent des recommandations du type « 500 kcal de déficit par jour ». Ce n’est pas absurde, mais ça ne convient pas à tout le monde. Le déficit doit être adapté :

Un bon repère : raisonner en pourcentage plutôt qu’en chiffre fixe.

Dans 90 % des cas, je recommande un déficit entre -15 et -20 %.

Reprenons nos exemples :

Marie – 70 kg, besoins ~2100 kcal

Thomas – 90 kg, besoins ~3000 kcal

Vous remarquez une chose importante : même en déficit, on ne descend pas à 1200 kcal pour tout le monde. Plus vous êtes grand(e), lourd(e) et actif(ve), plus votre objectif calorique reste élevé, même en perte de poids.

Combien de kilos pouvez-vous perdre avec ce déficit ?

Rappel pratique : 1 kg de graisse ≈ 7700 kcal.

Si vous êtes en déficit de 500 kcal par jour :

En pratique, la perte de poids sur la balance sera rarement linéaire. Vous verrez :

Une fourchette raisonnable de perte :

Exemples :

Si vous perdez beaucoup plus vite que ça (hors tout début de régime) :

Pourquoi trop baisser les calories est une fausse bonne idée

Oui, en théorie, 1000 kcal de déficit par jour = perte rapide. En réalité, voici ce qui se passe souvent :

Typiquement, les personnes qui descendent brutalement à 1000–1200 kcal alors qu’elles ont besoin de 2000–2300 kcal maximum partent au carton. Elles tiennent 5, 10, parfois 15 jours, puis lâchent et culpabilisent.

Un déficit gérable, c’est celui que vous pouvez tenir plusieurs mois, sans exploser en vol.

Comment éviter les carences en déficit calorique ?

Qui dit moins de calories dit moins de marge d’erreur. Chaque calorie doit « travailler pour vous » : vous nourrir, vous rassasier, protéger vos muscles.

Votre priorité, ce n’est pas de manger le moins possible, c’est de couvrir ces trois blocs :

Combien de protéines en déficit calorique ?

Les protéines sont essentielles pour :

Repères simples :

Exemples :

Sources pratiques :

Glucides, lipides : comment les ajuster sans se priver bêtement

Une fois votre quota de protéines défini, vous répartissez le reste de vos calories entre :

Lipides : ne descendez pas sous 0,7 g / kg de poids corporel pendant plusieurs semaines. En dessous, le risque sur les hormones, la peau, l’humeur augmente.

Glucides : ils occupent ce qui reste, en priorité via :

Le but n’est pas de diaboliser un macronutriment, mais d’optimiser la répartition pour que le déficit soit le plus vivable possible.

Exemples de journées alimentaires en déficit calorique

Objectif : montrer ce que peut donner un déficit modéré dans la vraie vie, sans hyper restriction.

Exemple pour Marie – 1700–1800 kcal / jour

Petit-déjeuner :

Déjeuner :

Collation :

Dîner :

On est sur :

Exemple pour Thomas – 2400–2550 kcal / jour

Petit-déjeuner :

Déjeuner :

Collation (pré ou post-entraînement) :

Dîner :

On reste sur un déficit, avec suffisamment de volume alimentaire, de protéines et de lipides de qualité.

Comment savoir si votre déficit est bien calibré ?

Au-delà des calculs, ce sont vos résultats et vos sensations qui tranchent. Posez-vous ces questions :

Si :

→ votre déficit est probablement trop faible : baissez de 100–150 kcal / jour ou augmentez un peu votre activité (marche, pas forcément du sport intense).

Si au contraire :

→ déficit trop agressif : remontez vos calories de 150–200 kcal / jour, en priorité via glucides et/ou lipides, tout en gardant un bon niveau de protéines.

Faut-il absolument compter les calories ?

Non… mais au début, c’est souvent très utile.

Compter ses calories, ce n’est pas pour devenir prisonnier d’une application. C’est pour :

Stratégie possible :

Activité physique : un levier sous-estimé pour votre déficit

Faire du sport n’est pas obligatoire pour perdre du poids… mais ça rend tout le processus plus facile :

Vous n’avez pas besoin de devenir marathonien. Pour la plupart des personnes :

… suffisent largement pour soutenir un déficit calorique et améliorer votre composition corporelle (moins de gras, plus de tonus).

Erreurs classiques à éviter avec le déficit calorique

Plan d’action concret pour définir votre déficit calorique

Pour résumer en mode « mode d’emploi » :

Le bon déficit calorique, ce n’est pas celui qui vous fait perdre le plus vite possible pendant 10 jours, c’est celui que vous êtes capable de tenir assez longtemps pour atteindre un poids plus bas… et le garder.

Si vous avez passé des années à alterner entre privation totale et lâcher prise complet, changer de logique demande un peu de temps. Mais une fois que vous avez compris comment calibrer un déficit adapté à vous, vous n’êtes plus dépendant d’un régime à la mode : vous avez enfin les commandes.

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