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Qu’est ce que le déficit calorique ? explication simple pour comprendre la perte de poids

Qu'est ce que le déficit calorique ? explication simple pour comprendre la perte de poids

Qu'est ce que le déficit calorique ? explication simple pour comprendre la perte de poids

Si vous êtes déjà passé par des régimes « miracles », des applications compliquées ou des conseils contradictoires sur Instagram, respirez : la perte de poids repose sur un principe unique, simple à comprendre (mais pas toujours simple à appliquer) : le déficit calorique.

Ce n’est pas un régime, pas une pilule magique, pas une méthode secrète. C’est juste le fonctionnement de votre corps. Dans cet article, on va voir ensemble ce que c’est, comment ça marche concrètement, comment l’appliquer à votre cas… et comment éviter les gros pièges qui vous font abandonner au bout de 3 semaines.

Déficit calorique : la définition la plus simple possible

Le déficit calorique, c’est quand votre corps dépense plus de calories qu’il n’en reçoit via l’alimentation.

Autrement dit :

Peu importe que vos calories viennent de pâtes, de chocolat ou de salade : pour que la balance baisse, il faut un déficit calorique. Bien sûr, la qualité des aliments joue sur la santé, la satiété, l’énergie, mais la règle de base reste la même.

L’objectif n’est donc pas de « manger parfait », mais d’apprendre à gérer ce déficit de manière intelligente, durable, sans s’affamer ni se frustrer.

Comment votre corps dépense-t-il des calories ?

Avant de parler de déficit, il faut comprendre par où passent les dépenses.

Votre corps brûle des calories de trois façons principales :

À ça s’ajoute un petit bonus : la digestion. Digérer, transformer et stocker les aliments consomme aussi quelques calories (c’est ce qu’on appelle l’effet thermique des aliments).

Si on additionne tout ça, on obtient votre dépense calorique totale sur une journée. C’est ce chiffre qui sert de base pour créer un déficit.

Comment estimer vos besoins en calories ?

Pas besoin de calculs ultra-compliqués pour démarrer. L’idée est d’avoir un ordre de grandeur, puis d’ajuster en fonction des résultats.

Une méthode simple :

Exemple : vous êtes une femme de 80 kg, avec un travail de bureau, mais vous marchez un peu tous les jours et faites 2 séances de sport par semaine. On peut vous classer en « modérément active ».

Calcul : 80 x 22 = 1760 kcal par jour (environ) pour stabiliser votre poids.

Ce n’est pas une vérité absolue, c’est une estimation de départ. Ensuite, c’est la réalité (votre balance, vos vêtements, votre énergie) qui va valider ou corriger ce chiffre.

Créer un déficit calorique sans tomber dans les extrêmes

Pour perdre du poids, il faut donc manger moins que ces fameux 1760 kcal (dans notre exemple). Mais de combien ?

On lit souvent des conseils du type : « Mettez-vous à 1200 kcal et tenez bon ». Problème :

Un déficit raisonnable se situe généralement autour de 300 à 500 kcal par jour en dessous de vos besoins de maintien.

Reprenons notre exemple à 1760 kcal :

Avec ce type de déficit, on vise en moyenne 0,5 kg par semaine chez beaucoup de personnes, parfois plus au début (perte d’eau) puis plus lentement.

Vous voulez aller plus vite ? C’est humain. Mais plus le déficit est brutal, plus :

L’objectif n’est pas d’arriver « sèche » en 3 semaines, mais de perdre régulièrement sans vivre l’enfer.

Déficit calorique : par l’assiette, le mouvement… ou les deux

Il existe deux grandes façons de créer un déficit :

Le plus efficace, dans la vraie vie, c’est la combinaison des deux.

Pourquoi ? Parce qu’il est plus simple de :

Plutôt que d’essayer de compenser une alimentation très riche par des heures de sport (qu’on ne fera pas) ou de se mettre sur un régime hyper restrictif sans bouger.

Exemples concrets de déficit calorique au quotidien

Imaginons un homme de 90 kg, assez sédentaire, avec des besoins de maintien approximatifs autour de 2000–2200 kcal.

Il mange actuellement :

Sans compter précisément, on voit que :

Comment créer un déficit raisonnable sans tout révolutionner d’un coup ? Par exemple :

Résultat : on a déjà un déficit de 400 à 600 kcal par rapport à l’alimentation de départ, sans supprimer les pâtes ni le dessert systématiquement.

Et si, en plus, il rajoute :

On obtient un déficit global suffisant pour commencer à perdre sans avoir l’impression de suivre un régime militaire.

Les 5 erreurs les plus fréquentes avec le déficit calorique

Comprendre le principe, c’est bien. Ne pas tomber dans les pièges, c’est mieux.

Voici les erreurs que je retrouve le plus souvent chez mes clientes et clients.

Faut-il absolument compter les calories ?

Non, pas forcément. Le comptage peut être un outil, pas une obligation.

Il peut être utile :

Mais il peut devenir problématique si :

Une approche intermédiaire fonctionne très bien chez beaucoup de personnes :

Les signes que votre déficit calorique fonctionne

Comment savoir si vous êtes « dans le bon » sans devenir esclave de la balance ?

Quelques indicateurs :

Si au bout de 3 à 4 semaines :

Alors votre déficit est probablement trop faible… ou inexistant. Dans ce cas, on ajuste :

Déficit calorique et composition corporelle : pas que la balance

Deux personnes peuvent peser le même poids et ne pas du tout avoir le même physique. Ce qui compte, ce n’est pas seulement le chiffre sur la balance, mais la répartition entre :

Perdre du poids trop vite, sans protéines suffisantes ni activité de renforcement, c’est souvent perdre du muscle. Résultat :

Pour préserver un maximum de muscle pendant le déficit :

Par où commencer concrètement ?

Si vous devez retenir une chose : le déficit calorique, c’est un outil. L’idée n’est pas de souffrir, mais de créer un léger déséquilibre en votre faveur… et de le tenir dans la durée.

Une feuille de route simple pour démarrer :

Le déficit calorique n’est pas votre ennemi, c’est juste la règle du jeu de votre corps. Une fois que vous l’avez compris, vous pouvez arrêter de courir après les régimes à la mode et commencer à construire une méthode qui vous ressemble, que vous pourrez tenir sur des mois, pas seulement sur quelques jours.

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